Du 12 au 16 octobre 2026, le Centre d’activités régionales pour les aires spécialement protégées (SPA/RAC) organise à Al Hoceima, au Maroc, une formation nationale à l’outil IMET (Integrated Management Effectiveness Tool).
Cette session, organisée dans le cadre du projet SEMPA « Renforcer la biodiversité méditerranéenne et les aires marines et côtières protégées pour la nature » financé par l’Union européenne, porte sur l’évaluation de l’efficacité de gestion du Parc National d’Al Hoceima. Elle bénéficie à 25 personnes, dont 10 femmes.
Elle vise à renforcer les compétences des acteurs nationaux dans l’utilisation et la facilitation de cet outil, tout en l’appliquant à un site concret afin d’analyser les pratiques de gestion et d’identifier les pistes d’amélioration.
Appliquer l’outil IMET à la gestion du parc
La formation combine présentations méthodologiques, exercices pratiques, travaux de groupe et analyse collective. Après une introduction aux principes de l’outil et à la préparation d’une évaluation, les participants l’appliquent au Parc National d’Al Hoceima.
Les travaux portent sur les principales composantes de l’efficacité de gestion : contexte, planification, ressources disponibles, processus de gestion, réalisations et effets des actions sur la conservation et les parties prenantes locales. Les échanges abordent également les interactions entre les écosystèmes terrestres et marins, les pressions exercées sur les ressources naturelles, les services écosystémiques, la gouvernance et la participation des acteurs locaux.
La dernière journée est consacrée à l’interprétation des résultats et à leur utilisation dans la planification et la prise de décision. Les participants découvrent notamment comment les analyses dans le temps et les comparaisons entre sites peuvent aider à suivre les évolutions, à repérer les lacunes et à définir des priorités de gestion.
Relier l’évaluation aux réalités du terrain
Une visite en bateau a permis aux participants d’observer les composantes marines et côtières du parc et de mettre en relation les notions abordées en formation avec les réalités du site. Parmi les observations figuraient des nids de balbuzard pêcheur et une famille de plus de vingt dauphins.
Un pêcheur et un guide touristique locaux ont également partagé leurs connaissances du parc et leurs observations sur l’évolution de son environnement. Ces échanges ont permis d’aborder les usages des ressources naturelles, leur importance pour les activités économiques locales et les pressions susceptibles de les affecter.
Les participants ont par ailleurs visité la coopérative féminine « Nissae Bades », située à Badès, dans le parc. La coopérative valorise notamment le sparte, ainsi que des plantes aromatiques et médicinales, à travers la fabrication d’objets artisanaux. Cette rencontre a mis en lumière une initiative locale de valorisation des ressources naturelles et de création d’activités génératrices de revenus.
Renforcer les capacités pour une gestion plus efficace
En associant apprentissage méthodologique, application pratique et échanges avec les acteurs locaux, cette formation contribue au renforcement des capacités nationales en matière d’évaluation de l’efficacité de gestion des aires protégées.
Elle s’inscrit dans le programme de renforcement des capacités du projet SEMPA, qui vise à promouvoir une gestion efficace des aires marines et côtières protégées et à soutenir la conservation de la biodiversité méditerranéenne en Algérie, en Égypte, au Liban, en Libye, au Maroc et en Tunisie.











