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Stratégie Régionale post-2020 pour les AMCP & AMCE

Sommaire

Stratégie régionale post-2020 pour les aires marines et côtières protégées et les autres mesures de conservation efficaces par zone (AMCP–AMCE)

En 1995, le Protocole relatif aux Aires Spécialement Protégées et à la Diversité Biologique (SPA/BD) en Méditerranée a été adopté dans le cadre de la Convention de Barcelone, en tant que cadre régional pour la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine et côtière dans la région. Depuis son entrée en vigueur en décembre 1999, un certain nombre d’outils stratégiques liés aux Aires Marines et Côtières Protégées ont été élaborés pour aider les Parties Contractantes à faire face à leurs obligations au titre du Protocole et d’autres cadres mondiaux pertinents, la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) en particulier.  

La Feuille de Route pour atteindre l’Objectif 11 d’Aichi en Méditerranée

Afin de traduire le Plan Stratégique de la CDB pour la biodiversité 2011-2020, et en particulier son Objectif 11 pour la Biodiversité d’Aichi au niveau méditerranéen, en 2016, les Parties Contractantes ont adopté, au cours de leur COP 16, une Feuille de Route pour un Réseau Cohérent et Complet d’Aires Marines Protégées (AMP) Bien Gérées afin d’atteindre l’Objectif 11 d’Aichi en Méditerranée.

En 2019, la mise en œuvre de la feuille de route a été évaluée et les résultats présentés à la COP 21. Bien que de bons progrès aient été réalisés, certains pays dépassant, atteignant ou se rapprochant des 10% de 2020 (objectif 11 d’Aichi), la région dans son ensemble est restée en deçà de l’objectif.

Le statut 2020 des Aires Marines Protégées en Méditerranée

Ce rapport de 2020 sur le statut des Aires Marines Protégées (AMP) en Méditerranée évalue les progrès réalisés depuis 2016 en matière de désignation, gouvernance, gestion, réglementation et conservation des habitats et des espèces. Le rapport présente une liste complète des différentes désignations d’AMP en Méditerranée, classées par pays et type de protection, et inclut une annexe détaillant les nouveaux sites créés entre 2017 et 2019.

Une stratégie transformationnelle pour atteindre l’objectif 30×30 en Méditerranée

Sur la base de ce constat, les Parties Contractantes ont demandé au SPA/RAC d’élaborer une stratégie ambitieuse et transformationnelle post-2020, conformément au Cadre Mondial pour la Biodiversité post-2020 et à d’autres processus régionaux et mondiaux.

L’objectif était de progresser et renforcer davantage le réseau d’Aires Marines et Côtières Protégées (AMCP) et d’autres mesures de conservation efficaces par zone (AMCE) en Méditerranée, de réaliser les objectifs mondiaux et de traiter le déséquilibre géographique, le biais important concernant le type d’écosystèmes protégés et les faiblesses en matière de gestion et d’application de la réglementation.

L’intégration des AMCE, reconnues comme un moyen essentiel d’atteindre les objectifs ambitieux de l’après-2020, est au cœur de cette approche transformationnelle.

Le processus de développement et la stratégie post-2020 de l’AMCP et de l’AMCE qui en résulte

La Stratégie AMCP & AMCE a été élaborée en 2021 sous la coordination du SPA/RAC, la direction du Groupe Ad hoc d’experts pour les aires marines protégées en Méditerranée (AGEM), et en concertation avec les Points Focaux SPA/BD des Parties Contractantes, les organisations et parties prenantes pertinentes au niveau national, régional et international.

Quatre réunions et ateliers de consultation en ligne ont conduit à l’élaboration d’un projet de stratégie qui a été soumis aux réunions biennales des organes directeurs de la Convention de Barcelone: les réunions des points focaux SPA/BD et PAM (juin et septembre 2021, respectivement) ont examiné et approuvé la stratégie, et la COP 22 ( Antalya, Turquie, décembre 2021) l’a finalement adoptée.

La Stratégie comprend 5 piliers stratégiques et leurs 5 résultats stratégiques correspondants, 20 produits et des actions clés indicatives pour chaque produit. Les actions sont identifiées au niveau des Parties Contractantes et au niveau des organisations nationales et internationales.

La figure ci-dessous présente un aperçu de la stratégie AMCP & AMCE:

Mise en œuvre et suivi de la Stratégie AMCP et AMCE post-2020

La mise en œuvre de la stratégie AMCP & AMCE repose sur un processus coopératif, dont l’élément central est la participation et la collaboration effectives des parties prenantes locales, nationales, sous-régionales et régionales, incluant les agences intergouvernementales, les communautés locales, la société civile, le secteur privé, les communautés de recherche et universitaires, les réseaux d’AMCP ainsi que les organisations régionales et internationales pertinentes.

Les Parties contractantes sont responsables de la mise en œuvre des actions pertinentes aux niveaux national et local, et de la mise en place de conditions favorables à une collaboration efficace et à une participation active des parties prenantes nationales et locales, ainsi que des autres secteurs concernés.

Le SPA/RAC, avec l’appui du Secrétariat du PAM, joue un rôle central dans la coordination et la facilitation de la mise en œuvre des résultats stratégiques, à travers un appui technique, logistique et, lorsque possible, financier aux Parties contractantes. Il favorise également la collaboration régionale entre les Parties contractantes, ainsi qu’avec les organisations et bailleurs de fonds aux niveaux régional et international.

D’autres organisations régionales et internationales contribuent à la mise en œuvre de la stratégie par le partage de bonnes pratiques, le renforcement des capacités, le cofinancement des activités et l’appui au développement de nouveaux outils et approches.

La période de mise en œuvre de la stratégie couvre les années 2022–2030, avec une révision à mi-parcours prévue en 2026 et une évaluation finale en 2030.

A propos des AMCE

Les « autres mesures de conservation efficaces par zone » (AMCE) sont des zones où la gestion a un impact positif sur l’état de conservation de la biodiversité, par exemple, les zones de pêche réglementées, les sites archéologiques et les sites du patrimoine culturel, etc.

Cette approche offre la possibilité de reconnaître les efforts de conservation réalisés dans des zones qui ne sont pas destinées à être des aires marines protégées (AMP). Lorsqu’elles sont officiellement reconnues, les AMCE contribueront à des systèmes de conservation écologiquement représentatifs et bien connectés, conformément à l’objectif mondial de 30 % de protection d’ici 2030.  

La définition et les critères pour identifier les AMCE ont été adoptés par la 14ᵉ Conférence des Parties (COP 14) de la Convention sur la diversité biologique (CDB) en novembre 2018.

En savoir plus : https://www.cbd.int/doc/decisions/cop-14/cop-14-dec-08-fr.pdf 

Document de la stratégie

Stratégie régionale post-2020 pour les Aires marines et côtières protégées (AMCP) et les Autres mesures de conservation efficaces par zone (AMCE) en Méditerranée

Ce document existe aussi en anglais.

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