Vue d’ensemble
Dans le cadre du Protocole relatif aux Aires Spécialement Protégées et à la Diversité Biologique (ASP/DB), les Parties contractantes à la Convention de Barcelone ont adopté un Plan d’Action pour la conservation des espèces d’oiseaux listées en Annexe II au Protocole ASP/DB.
Bien qu’ils ne constituent pas des instruments juridiquement contraignants, les Plans d’action régionaux sont adoptés par les Parties contractantes comme cadres stratégiques définissant des priorités communes et des actions à mettre en œuvre.
Ils favorisent la coopération et la coordination régionales nécessaires à la conservation et à la gestion durable des espèces et habitats concernés. Cette approche s’est avérée essentielle pour assurer leur protection cohérente à l’échelle de la Méditerranée.
Espèces concernées
Le Plan d’action couvre les espèces d’oiseaux marins et côtiers inscrites aux Annexes II du Protocole ASP/DB : la liste des espèces en danger ou menacées.
Ces espèces utilisent les zones côtières, les îles, les zones humides et le milieu marin pour la reproduction, l’alimentation et la migration.
Orientation stratégique
Le Plan d’action vise essentiellement à préserver et/ou à restaurer les niveaux de population des espèces d’oiseaux inscrites dans l’Annexe II du Protocole ASP/DB à un état de conservation favorable et à s’assurer de leur conservation à long-terme.
D’autres objectifs sont au cœur de ce Plan d’action :
- Partager les informations, connaissances et compétences entre organisations et pays méditerranéens qui traitent des espèces d’oiseaux inscrites dans l’Annexe II.
- Coordonner les efforts entre les pays méditerranéens et les autres organisations, initiatives et accords pertinents, en vue de s’assurer de la mise en œuvre du Plan d’action.
- Encourager une approche synergique entre pays méditerranéens pour la protection des 25 espèces d’oiseaux inscrites et de leurs habitats.
- Encourager la recherche à combler les lacunes qui existent encore en termes de connaissances des oiseaux côtiers et pélagiques en Méditerranée, notamment sur la répartition et les mouvements des oiseaux de mer, de même que sur leurs aires d’alimentation, de mue et d’hivernage en mer.
Ces objectifs sont accompagnés d’actions prioritaires à mettre en œuvre aux niveaux national et régional.
Mise en œuvre
La mise en œuvre du Plan d’action relève de la responsabilité des autorités nationales des Parties contractantes.
Le SPA/RAC assure la coordination régionale, facilite l’échange d’informations et soutient l’élaboration d’orientations techniques ainsi que le renforcement des capacités.
Les organisations internationales, ONG, institutions scientifiques et laboratoires peuvent contribuer à la mise en œuvre et, le cas échéant, obtenir le statut de Partenaire du Plan d’action conformément aux procédures adoptées par les Parties contractantes.
Liste des partenaires du Plan d’action régional

La liste ci-dessous a été approuvée par la Dix-septième Réunion des Points Focaux ASP/DB tenue à Istanbul du 20 au 22 mai 2025.
- ERA : Autorité de l’Environnement et des Ressources (Malte)
- ISPRA : Institut italien pour la protection de l’environnement et de la recherche (Italie)
- MedPAN : Réseau des gestionnaires d’Aires Marine Protégées en Méditerranée (France)
- WWF Méditerranée : Fonds Mondial pour la Nature – Méditerranée (Italie)
- WWF NA : Fonds Mondial pour la Nature – Afrique du Nord (Tunisie)
Adoption et mises à jour
- Adoption initiale : 1995
- Révisions ultérieures adoptées par les Parties contractantes
- Dernière mise à jour : adoptée par la COP23 (2023)
Le Plan d’action est un instrument évolutif, révisé périodiquement afin d’intégrer les nouvelles connaissances scientifiques et les mises à jour des annexes du Protocole ASP/DB.
Document de référence

Plan d’action pour la conservation des espèces d’oiseaux inscrites en annexe II du Protocole relatif aux Aires Spécialement Protégées et à la Diversité Biologique en Méditerranée
Cette publication, disponible également en anglais, date de 2022. Pour un texte plus récent du Plan d’action, consulter la Décision IG.26/5.